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«Jamais on ne me rencontrera dans un centre de fitness»

Actrice, ex-Miss Suisse, ex-femme de Lothar Matthäus, Lolita Morena, a fait la une à maintes reprises pour différentes raisons. Aujourd'hui, elle utilise sa notoriété pour lutter en faveur des droits des animaux. Elle veut vivre la «Dolce Vita» et a dévoilé les projets qu'elle poursuit et ce qu'elle fait pour profiter de sa vie à fond.

Miriam Dibsdale

Lolita Morena, vous n’êtes pas uniquement la représentante de la protection animale en Suisse, vous faites également partie du comité de direction. D’où vient cet engagement marqué en faveur des animaux?

Pour moi, une vie sans animaux ne pourrait jamais être une «Dolce Vita». Aussi loin que remontent mes pensées, j’ai toujours été en contact avec les animaux. Je suis arrivée en Suisse à l’âge de trois ans mais, à chaque fois que je retournais chez mes grands-parents en Italie, j’étais entourée de chiens et de chats, des animaux errants qu’ils avaient sauvés. Cela a déteint sur moi et c’est pourquoi je me suis toujours engagée pour défendre la cause animale. C’est ainsi que j’ai noué un partenariat avec la Protection suisse des animaux il y a une dizaine d’années: le président, Heinz Lienhard, a suivi mon engagement et m’a demandé si je n’aurais pas envie de servir l’association en en faisant la publicité. Je me suis complètement enflammée pour cette idée.

 

Où est-il urgent d’agir dans le domaine de la protection des animaux?

Je pense qu’il y a un problème d’ordre général, à savoir que les gens ne se sentent pas assez responsables. On le constate déjà dans les relations avec les plus faibles dont font également partie les animaux. Je trouve qu’il est terrible de penser que notre société banalise la cruauté envers les animaux ou la tolère tout simplement. En effet, les animaux ont des sentiments, ils possèdent une âme. Malheureusement pour eux, ils sont incapables de parler notre langue. Ce qui me heurte le plus, c’est que nous disposons de dispositions légales mais que nous ne les appliquons pas assez. Et, dans le même temps, nous subventionnons avec nos impôts certains agriculteurs ou vétérinaires cantonaux qui ne prennent pas suffisamment leurs responsabilités. Je trouve cela incroyable.

 

En Suisse romande, vous travaillez comme animatrice et prenez de plus en plus souvent la barre derrière la caméra. Comment vous détendez-vous avec tout ce stress?

Oui, c’est vrai que je suis souvent stressée mais c’est le travail qui veut cela. J’anime et je produis mes propres émissions dans lesquelles je touche à tous les domaines sauf au montage. C’est pourquoi j’ai parfois du mal à m’arrêter. C’est en Italie que je décompresse le mieux, dans le pays de la «Dolce Vita».

 

Quelle région préférez-vous?

Aucune. J’adore ce pays et je le trouve magnifique, du nord au sud et de l’est à l’ouest. C’est une grande et formidable nation. Tout le monde dit que le pays ne va pas bien mais j’ai souvent du mal à trouver une chambre d’hôtel.

 

Vous avez été élue Miss Suisse en 1982. Comment cela s’est-il passé?

C’est une affaire assez spéciale. J’étais certes très jeune pour la Suisse mais j’étais considérée comme une Italienne. À l’époque, j’ai entendu pas mal de propos racistes à mon encontre. Beaucoup de gens se comportaient de manière condescendante avec moi. En 1982, j’ai été la première à gagner le titre sans être Suisse. Cela a été comme une vengeance vis-à-vis de tous ces gens qui n’ont vraiment pas été justes avec moi.

 

Vous avez eu un fils qui s’appelle Loris de votre mariage avec Lothar Matthäus. Quelle est votre relation avec lui?

Nous nous entendons très bien. J’ai l’habitude de dire que, nous les Italiens, nous avons le seul vrai système matriarcal du monde. Et les mamans italiennes sont effectivement un peu spéciales. Il a bientôt 22 ans et m’a dit il n’y a pas longtemps qu’il resterait avec moi au moins jusqu’à 35 ans. C’est une réaction très italienne. Mais je ne le laisserai pas aller si loin. Je finirai bien par le mettre dehors (rire). Comme je l’ai dit, nous vivons bien ensemble. Nous avons même des tatouages avec nos noms. Une petite précision: c’est lui qui l’a fait en premier.

 

Cette année, vous aurez 55 ans. Est-ce que l’âge vous préoccupe?

Non, vraiment pas. L’âge, c’est quelque chose que l’on ne peut pas empêcher, alors, j’évite de me faire du souci à ce propos.

 

Faites-vous du sport pour rester en forme?

Pour être tout à fait honnête, je n’aime pas le sport. Ce n’est vraiment pas mon truc. Mais j’apprécie un peu d’exercice. Je me promène beaucoup avec mon chien, cela fait du bien. Je joue au golf aussi, c’est un sport cérébral. De manière générale, je suis souvent dehors mais jamais on ne me verra dans un centre de fitness.

 

Quelle importance accordez-vous au thème des repas?

C’est un sujet très important dans ma vie (rire). Je pense que les plaisirs culinaires font partie intégrante de la «Dolce Vita». Mais les repas doivent être préparés avec des ingrédients frais et savoureux. Je ne mange jamais de plats préparés. J’adore manger et je trouve qu’un plat bien cuisiné, c’est tout simplement sensationnel! Et bien entendu, les Italiens ont la meilleure cuisine du monde. Lorsque l’on voyage en Italie, on peut découvrir de nouvelles spécialités dans n’importe quel village ‒ c’est merveilleux!

 

Quels sont vos projets à long terme?

J’aimerais ouvrir une pension agricole et touristique pour les gens qui possèdent des chiens, en Italie. J’achèterais une maison au milieu d’une oliveraie. Les appartements auraient des piscines pour chiens mais l’ensemble serait quand même le plus possible laissé à l’état naturel. Bien sûr, les gens pourraient également venir sans animaux. J’ai déjà un terrain en vue mais il faudrait juste que je réussisse à vendre ma maison ici. Vous le voyez, je finirai bien par retourner en Italie.